Ce spectacle met en scène une galerie de portraits de femmes créatrices (de différentes époques et générations) comme autant de miroirs où se reflètent musique, littérature et arts visuels. Il s’articule autour du livre de Lydie Salvayre : « 7 Femmes » qui dresse le portrait de sept écrivaines : Emily Brönte, Colette, Virginia Woolf, Djuna Barnes, Marina Tsvetaeva, Ingeborg Bachmann, Sylvia Plath.

« Sept femmes ; Sept allumées pour qui l’écriture n’est pas seulement un supplément d’existence mais l’existence même. Sept oeuvres dont la force et la beauté ont marqué Lydie Salvayre et décidé pour beaucoup de sa vie. Sept parcours, douloureux pour la plupart, dont elle suit les élans, les angoisses, les trébuchements et les fragiles victoires ». Ces portraits de femmes (auxquels s’ajoutera celui de Lydie Salvayre en ce qui concerne la matière littéraire) sont le pré-texte à des « portraits de poche » en musique et vidéo.

La voix de Lydie Salvayre cisèlera et reliera les musiques de Laure Escudier, Michèle Reverdy, Ivane Béatrice Bellocq, Joanna Bruzdowicz, Edith Canat de Chizy, Violeta Cruz, Nikolet Burzynska et Claire-Mélanie Sinnhuber, composées pour l’occasion. Mareike Schellenberger (mezzo soprano), Paula Lizana (soprano) et l’Ensemble MG21 (ensemble à plectres sous la direction de Florentino Calvo) en seront les interprètes. La projection des œuvres numériques créées par Caroline Coppey les illumineront en contrepoint.

LYDIE SALVAYRE

Née d’un père andalou et d’une mère catalane réfugiés en France en février 1939, Lydie Salvayre passe son enfance dans un village du Sud-Ouest. Après une Licence de Lettres modernes à l’Université de Toulouse, elle fait des études de médecine puis de psychiatrie et devient pédopsychiatre. Elle exercera ce métier jusqu’en 2012.

Elle est l’auteur d’une quinzaine de romans traduits dans de nombreuses langues. Certains d’entre eux ont fait l’objet d’adaptations théâtrales. Son 1er roman La Déclaration (1990) a été salué par le Prix Hermès du 1er roman. La Compagnie des spectres (1997) a reçu le Prix Novembre (aujourd’hui Prix Décembre), BW (2009) le Prix François Billetdoux, et Pas Pleurer (2014) le Prix Goncourt.

CAROLINE COPPEY

Que ses œuvres soient des séries, des films numériques, des installations ou des peintures, qu’elles soient exposées en galerie ou placées dans un contexte (jardin, architecture, scène), la peinture est le fil conducteur du travail de Caroline Coppey, selon une filiation revendiquée avec des artistes comme Monet pour son approche de la couleur et sa conception globale de la pratique de l’art, Viallat et Support-Surface pour leur déconstruction du tableau, Penone et Long pour leur questionnement du rapport de l’art à la nature, Opalka pour la mise en évidence du concept dans l’oeuvre.

Depuis 1998, elle a mis en place un mode de création qui consiste à isoler chaque couleur pour la décliner ensuite dans un processus organique, réutilisant cette nuance unique en une cascade infinie d’actions : Carrés, Gouttes, Echantillons, Sols, Chiffons, Accords, Palettes, Couleurs, Tissus, Peintures, Froissées, oeuvres numériques… tous issus de la même source matricielle. Caroline Coppey est attachée au dialogue avec les autres disciplines artistiques, avec une prédilection pour la musique.

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IVANE BEATRICE BELLOCQ

Ivane Béatrice a remporté de nombreux concours en tant que compositrice et flûtiste parmi lesquels on peut citer le 24ème concours international de composition de Radio-France en 1982 et le 3ème concours international de Berlin (avec son frère Éric). Parmi ses oeuvres les plus marquantes, on peut citer : Estrans (sa première commande de Radio-France, en 2001), Le tombeau d’Olivier Greif (commande du Théâtre du Châtelet en 2002). Elle a enseigné la flûte traversière et la musique de chambre à l’École Normale de 1983 à 1998. Sa discographie, riche de 15 opus a été saluée par la critique, notamment en 2010 pour la parution du CD Obsession à propos duquel la Revue Classica la compare à Dutilleux.


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Ivane Béatrice Bellock
JOANNA BRUZDOWICZ

Polonaise et française, elle est considérée par la critique musicale internationale comme un des compositeurs les plus originaux de notre époque. Née à Varsovie dans une famille d’artistes extrêmement cultivée – son père était architecte, violoncelliste et linguiste, et sa mère, comtesse Wilczek, pianiste – elle a commencé à composer à l’âge de 6 ans et à noter ses propres œuvres à l’âge de 12 ans. Elle a étudié le piano et la composition à l’Ecole Supérieure de Musique « Frédéric Chopin » à Varsovie, où elle termina une maîtrise «ès art » en 1966. De 1968 à 1970 elle poursuit ses études de composition à Paris, comme boursière du Gouvernement Français, sous la direction de Nadia Boulanger, d’Olivier Messiaen et de Pierre Schaeffer et reste en France.


Sa production, très diversifiée, va des œuvres de chambre aux symphonies, en passant par l’opéra, le ballet, la musique électroacoustique et des bandes sonores pour le cinéma et la télévision. Son intérêt prononcé pour la dramaturgie l’a inévitablement amenée vers la composition pour le théâtre, le cinéma et la télévision. Sa collaboration constante avec Agnès Varda, commencée en 1985 par le film « Sans toit ni loi » (« Lion d’Or » de Venise) fit basculer son destin
.


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NIKOLET BURZYNSKA

Une compositrice polonaise, appréciée par Hilary Hahn, dans son appel à partitions et co-autrice de «Pianostasy » pour 21 pianos et orchestre symphonique qui a été interprétée par Kalisz Philharmonic. Ses oeuvres sont jouées par des artistes tels que Hilary Hahn, Miranda Cuckson, Orchestre Symphonique Nationale de la Radio Polonaise et Orchestre Symphonique de la Radio Polonaise et Szymon Bywalec, Les Percussions de Strasbourg, Voix de Strass, Musiques Nouvelles, New Music Orchestra, Riot ensemble, Orkest d’ereprijs et Rob Vermeulen, LutosAir Quintet, Kalisz Philharmonie, Philharmonie de Silésie et Massimiliano Caldi.

Les compositions de Nikolet ont été entendues dans le monde entier, notamment : Ircam (salle Varèse), Palais du Rhin, Opéra de chambre de Varsovie, MATA festival en New York, SIMCF festival en Séoul, « Festival international de composition de Hoje » au Brésil, « La semaine du son » en France, HCMF en Grand Bretagne, « NEXT » à Vienne, « Young Composers Meeting » en Hollande, Druskomanija en Lituanie et sur WQXR, WEFT, Accent 4, Radio Polonaise Programme 1, Radio Varsovie.


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MICHELE REVERDY

Née à Alexandrie (Egypte) le 12 Décembre 1943, elle vit à Paris. Sa démarche compositionnelle doit beaucoup à sa fréquentation passionnée de la littérature et de la peinture. Elle a composé pour toutes les formations instrumentales depuis l’instrument soliste jusqu’au grand orchestre, a beaucoup écrit pour la voix, notamment cinq opéras.

A propos du livre paru en 2014 aux Editions Vrin – Michèle Reverdy compositrice intranquille – Emmanuel Reibel déclare qu’il lève le voile sur un univers créateur très attachant, enraciné dans un passé mystérieusement obsédant dont la table de travail de la musicienne constitue l’inlassable exutoire.


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EDITH CANAT DE CHIZY

Auteur depuis 1983 de près d’une centaine d’œuvres (symphoniques, concertantes, vocales et de musique de chambre), Edith Canat de Chizy est la première femme compositeur élue à l’Institut de France (Académie des Beaux-Arts). Violoniste de formation, elle a fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Paris (6 premiers prix dont celui de composition), après un brillant parcours universitaire (licence d’Histoire de l’Art et de Philosophie) et enseigne la composition au CRR de Paris jusqu’en 2017.

Ses œuvres, commandées et créées par des institutions et des ensembles prestigieux (Orchestre de Paris, Orchestre National de France, BBC Symphony Orchestra, Radio-France, Ircam, Nederlands Kamerkoor, …) lui ont valu de nombreux prix dont celui de la Tribune Internationale des Compositeurs attribué par l’Unesco, le Grand Prix de la Musique Symphonique de la Sacem et le Grand Prix du Président de la République de l’Académie Charles Cros en 2016 . Elle est Chevalier de la Légion d’honneur, Officier de l’Ordre du mérite et Commandeur des Arts et des Lettres.


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VIOLETA CRUZ

Compositrice et artiste sonore colombienne. Son travail inclut pièces instrumentales, électroacoustiques et «sculptures sonores» (des machines mécaniques prolongées par un dispositif électronique). Une des préoccupations communes à ces trois types de pièces est le rapport entre son et matière. Dans le contexte instrumental, cela se traduit par un travail sur la texture musicale (le rapport entre les strates sonores qui composent le tout musical).

Dans le cas des «objets sonores», elle s’intéresse particulièrement aux matières du quotidien qui ont depuis toujours leur place dans la sphère du mystique de l’humanité, tels que l’eau ou la lumière. Diplômée de l’Universidad Javeriana de Bogota et du Conservatoire National de Paris, elle a également suivi le Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam en 2013-2014. Elle participe à des projets artistiques de territoire en France et en Colombie, en collaboration notamment avec le projet DEMOS, le chœur Accentus et l’Ensemble Ars Nova.

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LAURE ESCUDIER

Violoniste de formation, Laure Escudier a étudié à l’école supérieure de musique de Dijon (ESM) et a enseigné au sein de divers conservatoires et écoles. Elle s’est également tournée vers les musiques actuelles, jazz, improvisées et traditionnelles. Elle a suivi ensuite le cursus de composition du conservatoire à rayonnement départemental de Bourg-la-reine et a obtenu son prix de composition au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise. Sélectionnée aux rencontres internationales de composition de Cergy-Pontoise, elle a également obtenu le prix du festival.

Ses compositions ont fait l’objet de commandes, dont l’Ariam IDF, ont été créées à la mairie du 19ème à Paris, au festival Ars Musica de Bruxelles, au Festival Musiques Sacrées à Saint-Pierre de Montmartre, au Festival des mots, des rimes et des lyres, à L’autre livre et à la Galerie Pascaline Mulliez (Paris)…, et ont été primées lors de concours (Boulogne-Billancourt…), ou publiées (Productions d’Oz, Tempéraments…).
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CLAIRE-MÉLANIE SINNHUBER

Née en 1973 à Strasbourg, Claire-Mélanie Sinnhuber est de nationalité franco-suisse. Après des études de flûte traversière, elle a étudié la composition avec Sergio Ortega, Allain Gaussin, Ivan Fedele, Philippe Leroux et Frédéric Durieux. Elle est diplômée du Conservatoire de Paris et a suivi le cursus annuel de composition et de nouvelles technologies de l’IRCAM.

Sa musique, volontiers ludique et ouverte sur les autres arts, aborde tous les genres, du solo à l’orchestre, de la musique mixte à l’opéra. Elle a obtenu le prix Francis et Mica Salabert en 2006, le prix Georges Enesco de la SACEM en 2007, et le prix Hervé Dugardin de la SACEM en 2017. Elle a été lauréate de la Villa Kujoyama à Kyoto en 2008 et a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 2010-2011.

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MAREIKE SCHELLENBERGER

Mareike Schellenberger commence ses études de musique et danse à la «Folkwang Hochule für Musik und Theater» d’Essen. Puis elle se forme à la Hochschule für Musik und Theater de Leipzig avec Hans-Joachim Beyer (opéra) et à la Hochschule de Musique Zurich chez Christoph Prégardien (lied, oratorio), Elisabeth Schwarzkopf et Irwin Gage.

Ses études sont couronnées des plus hautes récompenses. Encore étudiante, elle obtient son premier rôle à l’opéra national de Schwerin. Suivent les opéras de Lucerne et Wuppertal, le Grand Théâtre d’Aix-en- Provence, Gewandhaus Leipzig, Tonhalle Zürich. Elle se produit avec le Gewandhausorchester Leipzig, Zürcher Kammerorchester, MDR-Sinfonieorchester, Copenhager Barockorchester sous la baguette de Ivan Törz, Russell N. Harris, Howard Griffiths, JohanesDebus, Fabio Luisi et Georg Christoph Biller.


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Paula Lizana Photo Chloé Bonnard
 PAULA LIZANA (soprano)

Chanteuse et comédienne de formation éclectique, Paula Lizana navigue avec plaisir dans les musiques traditionnelles de l’Amérique Latine, les musiques actuelles et improvisées et la musique classique. Originaire du Chili, elle s’installe et se produit en France et intègre la troupe Comédiens et Compagnie avec qui elle crée et joue dans La Flûte Enchantée d’après l’opéra de Mozart (rôle de Pamina), Le sicilien ou l’amour peintre de Molière (rôle de Zadie), Un cœur pour Samira de Christophe Alévèque (rôle de Cyntia). Son goût pour la recherche de la liberté dans l’expression du geste vocal la mène à collaborer avec l’artiste et compositrice Laure Escudier dans ses improvisations et compositions autour de ses textes et créé la pièce l’Enfant Masque pour orchestre à plectres et soprano avec l’Ensemble MG21 dirigé par Florentino Calvo en 2017.

Chef de chœur au sein de l’association Ville des Musiques du Monde elle enseigne au CRD de Blanc Mesnil et à l’École de Théâtre de Philippe Gaulier.

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